Exploracamp: Citoyenneté, culture et nature

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Exploracamp: Citoyenneté, culture et nature

Jeudi matin, j’ai eu la chance de participer à un exploracamp. Pour ceux n’y ayant jamais participé, je vous le conseille assurément. Pour ceux qui n’aiment pas faire un choix entre de si bonnes conférences!  Qu’est-ce que ça mange en hiver? Ce sont cinq conférences d’une durée de quinze minutes chacune. Après le délai écoulé, les participants doivent se déplacer à la table suivante. L’exploracamp permet aussi plus d’interactions entre les participants et le conférencier. Au menu de celui-ci : une banque d’images libres de droits, l’erreur en classe, la citoyenneté à l’ère numérique, les droits d’auteur et une nouvelle trousse sur les premiers peuples du Musée de la Civilisation.

1. Une banque d’images libres de droits, c’est possible!

C’est le défi que Cindy Tremblay s’est lancé à l’Académie St-Louis! Elle souhaitait créer une banque d’images pour les quelques 800 élèves du primaire. L’équipe-école a divisé l’apprentissage des élèves sur 2 ans.

Lors de la première année, un comité s’est créé, soit 4 photographes, 4 élèves, un membre de la direction et une enseignante. Ils ont alors choisi d’utiliser Google Docs pour créer différentes catégories pouvant être en lien avec la recherche des élèves du primaire. Des formations furent offertes aux élèves pour bien prendre une photographie ainsi que le choix d’un filtre, si nécessaire. Pour la retouche des photos, ils ont présenté aux élèves certaines applications, Snapseed, Photoshop Fix ou Photoshop Mix.

La deuxième année, le comité s’est refait une beauté, d’autant plus que 2 élèves/4 se retrouvaient au secondaire. Le comité a dû faire une sélection des élèves intéressés tellement l’intérêt était grand! De nouvelles formations surent organisées pour développer les compétences des élèves envers la photographie. Bref, les élèves du comité devaient sélectionner les photos prises par les autres élèves de l’école pour les classer, par la suite, dans les bonnes catégories du Google Docs. Ils étaient aussi les photographes attitrés pour les évènements sportifs de l’école ainsi que ceux du journal étudiant.

2. L’erreur s’invite dans votre classe

«Quelle place laissez-vous à l’erreur dans votre classe? », cette question fut lancée par Simon Lavallée en amorce du quinze minutes. Les formes d’erreurs et leur place chez chacun des participants autour de la table étaient différentes. Pour la majorité d’entre nous, la question ne s’était jamais posée. Enseignant en mathématiques, M. Lavallée a soulevé des pistes intéressantes en se basant sur le travail et la formation reçue d’Annie Murphy Paul. Elle travaille sur la cognition. Elle a étudié le processus d’apprentissage autour de l’erreur. Pour elle, les élèves doivent être mis devant l’erreur et devant la réflexion associée à l’erreur pour pouvoir mieux s’en souvenir. Le conférencier illustra le tout par un exemple avec Quizzlet. Pour lui, cette application permet de confirmer les recherches de Mme Murphy Paul. Plus le processus mental est répétitif, plus le résultat sera positif.

3. Citoyenneté à l’ère numérique

Pour sa part, Patrick Beaupré a voulu nous sensibiliser aux dangers du numérique. En effet, sans vraiment s’en rendre compte, un utilisateur numérique diffuse de nombreuses informations personnelles. La protection de la vie privée est primordiale surtout dans notre rôle d’enseignant. Voici quelques liens intéressants pour ouvrir les yeux des élèves quant à leur utilisation d’internet et des réseaux sociaux.

Les décodeurs : Créé par Le Monde, le décodex permet aux élèves de valider les sites consultés pour en connaitre la fiabilité.

Jeff Yates, inspecteur viral: Journaliste à Radio-Canada, son rôle est de démystifier les fausses nouvelles. Il s’intéresse aussi aux algorithmes, à l’impact des réseaux sociaux, à la publicité et propagande en ligne.

Craig Badura: Il illustre la protection de la vie privée grâce à une analogie simple en utilisant un cadenas, du dentifrice, un crayon permanent et une brosse à dents. Le cadenas encourage les élèves à avoir des mots de passe solides. Le dentifrice signifie que, comme celle-ci, quand elle sort du tube, il est impossible de la faire entrer de nouveau, comme l’information transmise sur internet. La brosse à dents rappelle aux élèves de ne pas partager leurs mots de passe, comme ils le feraient avec leur brosse à dents. Finalement, le crayon permanent définit que l’information mise sur internet est permanente.

4. Droits d’auteur: le jeu-questionnaire

Présentés sous forme de jeu-questionnaire, les droits d’auteur m’ont semblé SI amusants! Geneviève Leblanc du Ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur (MEES) nous a permis d’en apprendre plus sur ce sujet si vaste. Quelques éléments ont retenu mon attention:

  • Il est interdit de présenter des vidéos contenant des publicités sur YouTube à des élèves de moins de 13 ans.
  • Il est interdit d’extraire des vidéos de YouTube, mais en ajoutant le lien, vous réglez la problématique des droits d’auteur.
  • Il est interdit de présenter une œuvre provenant de la bibliothèque municipale, car elle provient d’un milieu privé.
  • Il est permis d’utiliser la musique de SOCAN pour des évènements sportifs sur le terrain de l’école, mais pour y faire des collectes de fonds, une licence est nécessaire.

**Vous pouvez contacter Mme Leblanc quant aux droits d’auteur, elle «n’est pas de la police»!**

5. Connaitre les Premières Nations et Inuit par des contes

France Gagnon est chargée de projets éducatifs au Musée de la Civilisation. Elle nous a présenté, en primeur, une trousse éducative pour les élèves du primaire sur les premiers peuples d’un point de vue contemporain. La plateforme en ligne sera en français et en anglais. La sortie de la plateforme est prévue pour la mi-mai ici. Vous pourrez la télécharger gratuitement de la mi-mai au 19 octobre et sera disponible pour toute l’année scolaire 2018-2019! Celle-ci contient des contes écrits  (1er et 2e cycles)pour les enfants, des objets provenant des collections du musée, des schémas et des cartes ainsi que de l’information complémentaire pour les enseignants. Pour les élèves du 3e cycle, l’équipe éducative a plutôt prévu un magazine sur les Premières nations et les Inuit.

Pour le secondaire, Mme Gagnon et son équipe ont prévu Des images dans la pierre, plateforme numérique sur la peinture rupestre. Celle-ci sera gratuite et lancée en même temps que la trousse du primaire. La trousse du secondaire pourrait permettre de l’exploiter dans plusieurs matières, telles que l’histoire, la géographie, les arts plastiques, l’éthique et culture religieuse et les sciences.

En définitive, ma première expérience dans un exploracamp ne sera certainement pas la dernière. J’ai pu en apprendre davantage sur une panoplie de sujets différents.

Andréanne, Étudiante en enseignement au secondaire-profil univers social

Équipe de Chroniqueurs Web
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L'équipe de Chroniqueurs Web est composée d'étudiants en enseignement qui livrent leurs impressions sur leur participation au colloque de l'AQUOPS.

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