Grand partage : les pratiques pédagogiques de professionnels innovants

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Grand partage : les pratiques pédagogiques de professionnels innovants

L’édition 2017 de l’AQUOPS était ma deuxième participation à ce congrès extrêmement formateur en tant que journalisTIC. L’année dernière, j’ai pu m’ouvrir à des pratiques qui ne m’avaient encore jamais été présentées. À ce moment, mon attention était particulièrement tournée vers les outils technopédagogiques que je découvrais lors des ateliers auxquels j’ai participé. Cependant, cette année, je me suis davantage concentrée sur ce que les acteurs œuvrant dans le domaine de l’éducation avaient à dire.

La première présentation à laquelle j’ai assisté est Pratique pédagogique innovante et fantastic, présentée par Kathleen Godard et Karine Richard, enseignantes au primaire, et Patrick Valois, directeur adjoint à la pédagogie et à l’innovation technologique. Pour commencer, les animateurs nous ont fait part de leur vision de l’enseignement, en expliquant que les futurs enseignants se doivent d’innover et d’échanger leurs idées entre eux, contrairement à ce qui est enseigné aux futurs maîtres, auprès desquels on met davantage l’accent sur l’acquisition de connaissances. Vraiment, excellente façon de me gagner, dès le départ ; c’est la raison pour laquelle j’étais assise dans la salle, soit pour en apprendre plus sur l’utilisation pédagogique des technologies, un aspect déficient de ma formation, malgré le fait qu’elles font désormais partie intégrante de notre quotidien. Dès lors, la théorie des trois zones a été abordée (tirée du vidéo Zone de confort : Osez en sortir, de Inknowation), nous montrant que pour arriver à se dépasser, il faut arriver à sortir de sa zone de confort. On y développe l’idée selon laquelle on a le choix de rester dans sa zone de confort, celle où on évolue lorsqu’on est en terrain connu, ou alors de migrer vers la zone d’apprentissage, dans laquelle on élargit notre connaissance et notre compréhension du monde, en expérimentant, en faisant des essais et erreurs. Pour beaucoup de gens, cette zone peut être effrayante puisqu’on doit plonger dans l’inconnu, soit dans une « zone de panique », ou pour les animateurs de l’atelier, la « zone magique ». En effet, il faut apprendre à se mettre en danger, puisque c’est ce qui nous amène à nous dépasser en tant qu’enseignant pour arriver à innover dans le milieu. Cette amorce a mis le ton pour la suite des choses.

L’atelier s’est poursuivi sous forme de discussion avec les participants, en leur demandant de se positionner dans la salle d’après leur zone selon certains aspects de l’enseignement, notamment l’évaluation, les oraux devant la classe, l’usage des technologies au quotidien, etc. Dès lors, de beaux échanges s’en sont suivis ; vraiment, les esprits s’échauffaient dans la salle devant les témoignages de certains enseignants racontant leurs expériences. On y parlait de la culture de la note, des enseignants transformés en « police du Youtube » lorsqu’on laissait une tablette ou un ordinateur dans les mains des élèves, des carcans imposés aux nouveaux enseignants sur le marché du travail, et bien plus. Il y avait plus intéressant encore : la collaboration entre les participants pour aider leurs collègues dans une impasse, et les outils proposés par les animateurs pour contourner certaines problématiques étaient signe que tous se soutenaient et se reconnaissaient parfois dans la réalité de l’autre. Par exemple, voici une solution efficace aux enseignants qui se « battent » avec des élèves qui utilisent les technologies pour leur simple divertissement lorsqu’ils ont le dos tourné : une échelle d’autonomie! Les animateurs proposent un modèle classé en 5 niveaux (de 0 à 4), regroupant à la fois l’utilisation des technologies et le niveau de confiance que leur accorde leur enseignant, notamment sur l’endroit choisi pour faire un travail, dans un contexte de flexible seating. Ainsi, en début d’année, tous les élèves commenceraient au bas de l’échelle, et après un petit entretient avec leur enseignant, ils pourraient passer à un niveau supérieur (ou régresser de niveau en cours d’année!), d’après leur comportement et leur utilisation des TIC en classe. Il ne s’agit que d’un simple outil proposé pendant cet atelier, mais je laisse ici la présentation drive ainsi que le site internet de Karine et de Kathleen qui font preuve d’une grande générosité en partageant activités, projets et expériences qu’elles mettent en œuvre avec leurs élèves. C’est un site à voir! Pour ceux qui n’ont pas assisté aux présentations cette année, passer une journée en compagnie de ces animateurs a été très formateur, tant sur le plan des rencontres que sur les sujets abordés, et ce, que vous soyez enseignant au primaire ou au secondaire, conseiller pédagogique, orthopédagogue, etc. Vraiment, chacun peut y trouver son compte et revenir plein d’idées et de sujets de réflexion dans son milieu de travail avec ses collègues!

 Article rédigé par Catherine Bernier, équipe JournalisTIC

 


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Équipe JournalisTIC
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L'équipe JournalisTIC est composée d'étudiants en enseignement qui livrent leurs impressions sur leur participation au colloque de l'AQUOPS.

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